Technique

Encrassement filtre : votre pressostat vous ment peut-être

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Filtre de monobloc de ventilation encrassé et sonde de pression différentielle

Réflexe classique dans les cahiers des charges des monoblocs de ventilation : prévoir un pressostat différentiel pour détecter l’encrassement des filtres.

Cette solution fonctionne correctement sur une installation à débit constant. Mais dès que le débit d’air varie, un simple seuil fixe devient peu représentatif.

Pourquoi un seuil fixe ne suffit pas

Parce que la perte de charge d’un filtre dépend à la fois de son niveau d’encrassement et du débit d’air qui le traverse. Et la variation n’est pas linéaire : lorsque le débit augmente, la perte de charge progresse fortement. Un même filtre peut donc présenter des valeurs de pression très différentes selon le point de fonctionnement de l’installation.

Les conséquences sur l’exploitation

  • À faible débit, un filtre fortement encrassé peut rester sous le seuil du pressostat et ne jamais générer d’alarme.
  • À débit élevé, un filtre encore propre peut dépasser momentanément le seuil et provoquer une fausse alarme.
  • Lors des changements de régime, l’exploitant ne sait pas si l’augmentation du ΔP provient du filtre ou simplement du débit d’air.
  • Le remplacement des filtres est effectué trop tôt, trop tard ou selon un calendrier fixe sans lien avec leur état réel.

Un pressostat réglé au débit nominal devient donc soit aveugle à faible charge, soit hypersensible à pleine charge.

Notre préconisation : la sonde de pression différentielle

Chez Workswell, nous préconisons une sonde de pression différentielle avec une mesure continue du ΔP. Associée à la mesure du débit, à la vitesse du ventilateur ou à un point de fonctionnement de référence, elle permet de distinguer une variation normale de pression d’une augmentation réellement liée à l’encrassement du filtre.

Des bénéfices concrets

  • Détection fiable sur toute la plage de fonctionnement.
  • Seuil d’alarme adapté ou compensé en fonction du débit réel.
  • Visualisation de la perte de charge sur la supervision.
  • Enregistrement des tendances et de la vitesse d’encrassement.
  • Détection d’une évolution anormale, par exemple après des travaux ou un incident.
  • Planification du remplacement avant l’apparition d’un défaut critique.
  • Réduction des fausses alarmes et des déplacements inutiles.
  • Meilleure exploitation de la durée de vie réelle du filtre.
  • Limitation de la consommation électrique supplémentaire provoquée par des filtres trop encrassés.
  • Possibilité de mettre en place plusieurs niveaux d’alarme : préalarme, maintenance à planifier et seuil maximal.

Une référence mesurée dès la mise en service

La sonde apporte également une information utile lors de la mise en service. Elle permet de vérifier la perte de charge initiale du filtre propre et de comparer cette valeur aux données du fabricant. Toute dérive ultérieure peut ainsi être évaluée à partir d’une référence mesurée, et non d’un seuil générique.

Débit constant ou débit variable ?

Le pressostat reste pertinent comme dispositif simple ou comme sécurité ultime. Mais, sur une installation à débit variable, il ne devrait plus être l’unique moyen de surveillance.

  • Débit constant : le pressostat peut suffire.
  • Débit variable : mesure continue, compensation et suivi de tendance deviennent indispensables.

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