
Qui détient vraiment les clés de votre bâtiment ?
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Technique

Réflexe classique dans les cahiers des charges des monoblocs de ventilation : prévoir un pressostat différentiel pour détecter l’encrassement des filtres.
Cette solution fonctionne correctement sur une installation à débit constant. Mais dès que le débit d’air varie, un simple seuil fixe devient peu représentatif.
Parce que la perte de charge d’un filtre dépend à la fois de son niveau d’encrassement et du débit d’air qui le traverse. Et la variation n’est pas linéaire : lorsque le débit augmente, la perte de charge progresse fortement. Un même filtre peut donc présenter des valeurs de pression très différentes selon le point de fonctionnement de l’installation.
Un pressostat réglé au débit nominal devient donc soit aveugle à faible charge, soit hypersensible à pleine charge.
Chez Workswell, nous préconisons une sonde de pression différentielle avec une mesure continue du ΔP. Associée à la mesure du débit, à la vitesse du ventilateur ou à un point de fonctionnement de référence, elle permet de distinguer une variation normale de pression d’une augmentation réellement liée à l’encrassement du filtre.
La sonde apporte également une information utile lors de la mise en service. Elle permet de vérifier la perte de charge initiale du filtre propre et de comparer cette valeur aux données du fabricant. Toute dérive ultérieure peut ainsi être évaluée à partir d’une référence mesurée, et non d’un seuil générique.
Le pressostat reste pertinent comme dispositif simple ou comme sécurité ultime. Mais, sur une installation à débit variable, il ne devrait plus être l’unique moyen de surveillance.
Vous rédigez un cahier des charges pour un monobloc de ventilation ou une installation MCR/GTB ? Parlons-en.
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