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Acquisition de données énergétiques : comptage et sous-comptage

Compteurs, sous-comptage électrique par tores ouvrants et campagnes de mesure : des données fiables, lues en M-Bus, Modbus ou BACnet.

Une bonne analyse commence par une bonne mesure

Le compteur du distributeur dit combien le bâtiment consomme, jamais où ni quand. Pour savoir ce que coûtent la ventilation, la production de froid, l'éclairage des communs ou un locataire, il faut mesurer au plus près des usages. Sans ces données, un monitoring affiche des moyennes et un audit repose sur des hypothèses.

Ce que nous mesurons

  • Électricité : sous-comptage par départ, par usage ou par locataire, avec tension, courant, puissances et énergies active et réactive.
  • Chaleur et froid : compteurs d'énergie thermique sur les productions, les distributions et les sous-stations.
  • Eau et gaz : compteurs à sortie d'impulsions ou communicants (M-Bus).
  • Grandeurs d'exploitation : températures, états de marche, heures de fonctionnement, CO₂ : ce qui explique une consommation, pas seulement ce qui la chiffre.

Le sous-comptage électrique sans recâbler

Des tores de mesure ouvrants se referment autour des conducteurs existants ; un module de mesure multicanal sur rail DIN relève plusieurs départs à la fois. Aucun départ n'est démonté, et la pose, réalisée par un installateur-électricien autorisé (OIBT), se fait le plus souvent sans coupure prolongée. Dès que les relevés servent à facturer, en RCP ou pour refacturer des charges, les compteurs relèvent de la métrologie légale (OIMes, METAS) : nous en tenons compte dans le choix du matériel.

Ce que révèle un sous-comptage

Dans un immeuble en PPE, le compteur des parties communes montrait une consommation élevée, sans dire d'où elle venait. Le sous-comptage, qui sépare la ventilation du reste des communs, l'a fait apparaître : le monobloc tournait à 2 kW jour et nuit, sans réduit nocturne. Après l'intervention, la ventilation consomme 25 kWh de moins par jour. Le détail : identification des surconsommations des communs.

Sous-comptage des parties communes avant et après l’intervention : la ventilation passe de 2,0 kW en continu à 0,8 kW la nuit et 1,3 kW sur trois plages, soit 25 kWh de moins par jour.
Parties communes d’un immeuble en PPE : une journée avant et une journée après l’intervention.

Des campagnes de mesure temporaires

Là où aucun compteur n'existe, des enregistreurs posés pour quelques semaines suffisent souvent. Ils couvrent des jours ouvrables, des nuits et des week-ends, et révèlent le talon de consommation, les pointes et les installations qui ne s'arrêtent jamais. C'est la base d'un audit énergétique ou d'une décision d'investissement, avant de poser des compteurs définitifs.

Lire ce qui existe déjà

Beaucoup de bâtiments comptent déjà plus qu'ils ne le croient : compteurs M-Bus jamais raccordés, compteurs Modbus ou BACnet sur l'automate, sorties d'impulsions, historiques de la supervision. Nous les intégrons avant d'en ajouter, et nous vérifions chaque point : un tore monté à l'envers, un rapport de transformation oublié ou une constante d'impulsion fausse faussent un monitoring pendant des années. La somme des sous-compteurs est comparée au compteur général avant que la donnée serve.

Un plan de comptage documenté, des données qui restent les vôtres

Chaque point de mesure est décrit : emplacement, grandeur, unité, protocole, adresse, facteur. La désignation suit celle des installations selon la KBOB, et les données s'exportent dans des formats ouverts. Vous pouvez changer d'outil ou de prestataire sans repartir de zéro.

Et ensuite : analyser, puis agir

Les données alimentent le monitoring énergétique (tableaux de bord, alertes de dérive), puis l'audit énergétique, qui transforme les écarts constatés en plan de mesures chiffré.

Autre retour d'expérience : regroupement de consommation propre à Courtelary.

Un bâtiment à mesurer, une consommation à comprendre ?

Un premier échange suffit en général à cerner le potentiel d'économies et les données disponibles.